Kerchak en showcase exclusif à La Machine pour la release party de son nouvel album « 34 »
Avec 34, Kerchak dévoile son premier album aux côtés de L2B, Himra, Naza, Jolagreen23 et ElGrandeToto, affirmant une identité musicale forte à la croisée de la trap, jersey, de l’afro, du bouyon et de l’électro. Parmi les titres phares, « 27 » en featuring avec Jolagreen23 s’impose comme un morceau central. Brut et viscéral, il dépeint un quotidien marqué par la tension, la survie, et la loyauté.
KERCHAK
Apparu sur les radars courant 2022, le natif du 92 explose à la face du public francophone en se faisant le porte-voix d’un mouvement en plein essor la jersey drill. Né en 2004 de parents ivoiriens, il n’a alors que 18 ans. Métaphore idéale pour illustrer son ascension, la cadence nerveuse et effrénée qui rythme sa musique traduit parfaitement la vitesse à laquelle il gravit les échelons.
À mi-chemin entre la musique club et le rap de rue, Kerchak dévoile une première mixtape Confiance (avec Peur feat. Ziak, Tarzan et Génération Miracle feat Favé) rapidement sa crée disque d’or, avant d’enchainer sur un second projet.
Saison 2 (2024)— pour un succès tout aussi massif. En l’espace de deux ans, Kerchak cumule pas moins de 500 millions de streams et sillonne tout ce que la francophonie compte de salles et de festivals. Un an et demi plus tard, son premier album est enfin prêt. Fruit de 18 mois de travail et de réflexion, 34 est un disque authentique, coloré et complet, à travers lequel l’intéressé se livre comme il ne l’a encore jamais fait.
Biberonné à la trap des années 2010 (Kaaris, Bosh ou Kalash Criminel), l’adolescent fait ses premiers pas dans la musique sous le blaze de Zolal (affectueusement hérité de son grand frère), dont il se déleste ensuite (trop proche de celui de la tête d’affiche Zola) pour devenir Kerchak (en référence au roi des gorilles dans Tarzan).Dès le départ, ses intentions sont claires : asseoir son empreinte sur la planète rap. Le déclic survient lorsqu’en pleine recherche de beats, il tombe sur une instrumentale surprenante, dont les rythmiques s’accordent parfaitement avec son débit. Alors qu’il fait un pas vers la jersey drill, son flair et son intelligence le poussent à approfondir le sujet. À peine majeur, il dévoile sa première mixtape produite par le label NeverGiveUp (fondé par ses cousins) et l’écurie Blue Sky. À travers ce premier opus, Kerchak excède les espoirs placés en lui. Nommé parmi les 11 rappeurs à suivre en 2023 par Booska-P, il enchaîne deux concerts complets aux Étoiles, avant de remplir la Cigale, puis transpose son énergie aux quatre coins de la France. Malgré ce succès fulgurant, ses ambitions artistiques ne se restreignent pas à la seule jersey. Véritable rat de studio, le représentant du quartier Mermoz explore tous les recoins de son art, en faisant fi des étiquettes.
Très souvent sollicité par ses pairs (Gazo, Kaaris, PLK Mister V, Favé, Leto, etc.), il flirte avec différentes générations d’artistes et brosse de nouvelles facettes de sa personnalité. Ponctuant le chapitre 100 % jersey avec l’EP 3 titres. En attendant la Saison 2, il dévoile ensuite la mixtape Saison 2 (janvier 2024), qui mêle différentes atmosphères, à l’image du surprenant T’aimerais (feat Ziak et Killemv) ou de l’aérien Roule un autre interprété chez COLORS. À l’instar de son intervention dans la saison 3 de Nouvelle École sur Netflix, Kerchak occupe le terrain de diverses manières et dévoile une salve de titres inédits (Cocaïna, Play, Fake,Cam, etc.) et de collaborations internationales (avec Kwengface ou LeoStayTrill).
Bien qu’œuvrant dans l’anonymat, le visage caché derrière son masque signature, la personnalité débordante de Kerchak intrigue les marques et les médias, qui aiment s’associer à son image (Givenchy aux Flammes, ou encore G-SHOCK, Nike et Jean-Paul Gaultier) ou tenter de percer le mystère (24h à Londres sur Booska-P, couverture du numéro 4 de Mosaïque). Pour autant, le rappeur se révèle relativement pudique dans sa musique, qu’il préfère dynamique et spontanée.
Dès la conception de 34, produit par NeverGiveUp et Naïve (Believe), le virage qu’il opère est radical : soucieux d’offrir une extension de sa personne en musique, Kerchak accorde autant de soin à l’esthétique de son premier album qu’à son propos. S’aventurant sur l’éventail de sonorités actuelles — de l’afro à la trap en passant par la jersey ou le bouyon — Kerchak en repousse même les limites : sur des morceaux comme Fiak, difficilement classable, ou Alicia Arina, amorcé comme un morceau drill pour finir en électro, il fait étal de sa versatilité,alternant entre flows millimétrés et refrains chantonnés. De Jolagreen à L2B, ElGrande Toto ou Naza, côté featurings, en passant par Franklin, Shiruken Music, WaveMakers, Pandrezz, Epektase, P.Prod, Heezy Lee ou Sam Tiba (pour ne citer qu’eux) à la production,34 est porté par un casting XXL, à la hauteur de ses ambitions. Sur le bouillantThomas Sankara, c’est avec Himra qu’il croise le fer, retournant au phénomène ivoirien l’invitation qu’il lui avait lancée un peu plus tôt (G3N-3RATION N3RF) : «L’aller sur son projet, le retour sur le mien : une collaboration des plus logiques ».
S’il se plait à tester de nouvelles esthéiques, Kerchak ne délaisse pas sa base pour autant. Umbrella est habillé d’une prod martiale, qui le replace dans son rôle originel : celui d’ambassadeur de la jersey drill. Découpant le beat comme à son habitude, il s’y permet même un pont en anglais, en guise de clin d’oeil à London, ville dans laquelle il multiplie les connexions depuis ses débuts. Morceau drill survitaminé, contrasté d’une superbe sample de violon, Nass est le terrain de jeu idéal pour le natif de Bois-Colombes : phrasé saccadé et lyrics acerbes au menu, il fait étal de sa réussite, toisant les opps et les forces de l’ordre, le sourire aux coins des lèvres. Dans cet album déjà ambitieux par sa forme, Kerchak va plus loin qu’il ne l’a jamais été sur le fond, délivrant des titres intenses, révélateurs d’un large vécu. Famille, amour, amitié, trahison, regrets : Kerchak n’élude rien de ses douleurs et se sert de la musique pour exprimer ce qu’il n’avait encore jamais partagé, pas même à ses proches. « Ça a été comme une thérapie pour moi », confirme-t-il, exposant même un processus de création inédit. Seul en studio, sans son équipe, avec pour seule présence les machines et l’ingénieur du son, le rappeur fait littéralement tomber le masque sur certains titres. Comme sur « J’ai pas le droit de l’aimer », où il aborde son ascension éclair dans la musique, les difficultés à évoluer dans un tel monde, et les erreurs qu’il a pu commettre en chemin. Avec une justesse poignante et sans aucun filtre, il met également sur la table certaines blessures familiales. Malgré son côté aérien, l’esthétique 2-step et l’énergie de Pétard offrent un subtil contraste avec la profondeur du texte, qui traite de ses difficultés à se lier amoureusement. Clôturant l’opus de façon magistrale,
« Anniversaire » dernier extrait avant la sortie du projet évoque ses blessures les plus marquantes et ses besoins les plus primaires : « À la base, j’voulais juste un ‘je t’aime’ pour mon anniversaire ».
Son premier album 34 est annoncé pour le 16 Janvier 2026 avec en featuring Naza, L2B, Himra, Jolagreen23 et ElGrandeToto.
Location – soirée présentée par NonStop Productions